5 ans
de terrain.
Entre formation en auto-didacte, études supérieures, expériences professionnelles et projet en indépendant. Le chemin est loin d'avoir été linéaire.
Chronologie.
Premier poste après les études. J'ai candidaté, été refusé, puis vu que les missions cochaient exactement ce que je voulais faire, ça valait le coup d'insister. Concrètement mon job consiste à amener des clients dans le CRM. SEO en priorité, avec le GEO qui s'impose de plus en plus comme un sujet sérieux et la pub payante qui arrive. Pour info, Compilatio, c'est un éditeur de logiciels de détection de plagiat et d'IA, principalement dans l'éducation et la recherche. Ça se passe bien.
Rejoins deux associés pour tenter l'aventure. Le projet a pivoté deux ou trois fois, ce qui est soit le signe d'une belle agilité, soit celui qu'on cherchait encore ce qu'on faisait. Probablement un peu des deux. J'étais côté commercial terrain, à prospecter le week-end sur des salons avec une offre autour d'assistants IA. Les ventes ont suivi, mais pas assez pour se projeter sérieusement à la fin des études. On a préféré arrêter proprement plutôt que de s'accrocher sans visibilité réelle. Pas un succès, mais une expérience honnête de ce que la vente terrain et la vie d'un projet en phase de recherche veulent vraiment dire.
Un cabinet de conseil spécialisé en stratégie informatique, avec une cible DSI et consultants IT. Pas l'environnement marketing le plus évident, mais exactement ce que je cherchais à ce moment là : me frotter à des sujets techniques et comprendre comment on communique sur des offres complexes pour des décideurs qui ne se laissent pas impressionner facilement. L'alternance s'est faite en télétravail intégral, seul bémol réel d'une expérience par ailleurs solide. On m'a accordé de la latitude et de la confiance, ce qui est à double tranchant quand on est encore en formation. Ça oblige à structurer soi-même ses priorités, à défendre ses choix, et à assumer quand une décision était la mauvaise. Formateur, dans le sens un peu inconfortable du terme. Concrètement, j'ai participé au lancement d'une nouvelle offre et à la refonte complète du site web. Des projets où la dimension stratégique et la dimension opérationnelle se mélangent, ce qui correspond assez bien à ce que j'aime dans le marketing. Ce que je retiens surtout, c'est une vraie progression en maturité et en prise de décision. Comprendre les enjeux d'une cible technique et exigeante, apprendre à calibrer un message pour des gens qui lisent vite et détectent le flou immédiatement. Une bonne école, différemment de toutes les précédentes.
Première expérience à l'étranger, dans une startup edtech suisse. Six mois où j'ai travaillé directement avec le responsable marketing et commercial ainsi que la CEO. Autant dire qu'il n'y avait pas vraiment d'endroit où se cacher. Le poste était davantage orienté communication que marketing pur. Création de contenus, gestion de la présence en ligne, support aux actions commerciales. Dans une petite structure, les frontières entre les rôles sont poreuses par définition, ce qui oblige à être polyvalent et à ne pas attendre qu'on vienne vous expliquer quoi faire. Ce qui reste surtout de ces six mois, c'est la rigueur. L'environnement était exigeant, les standards élevés, et les approximations ne passaient pas. Travailler dans une startup sous pression, ça calibre vite ce que "travail bien fait" veut dire concrètement. Pas la mission la plus facile de mon parcours, mais probablement celle qui a le plus durci les standards que je m'applique depuis.
Quatre mois côté marketing de France Esport, l'association nationale qui "structure le secteur de l'esport en France". L'expérience a surtout culminé sur la Paris Games Week, l'un des plus gros salons gaming d'Europe, où j'ai mis la main à la pâte sur l'organisation, le support sur place et le recrutement d'adhérents. Ce genre de mission bénévole sur un événement de cette taille, c'est formateur d'une façon assez particulière. On apprend vite que la communication d'une asso nationale et la réalité du terrain un samedi après-midi bondé sont deux choses qui se parlent moyennement. Le vrai travail, c'est dans l'adaptation en direct. J'ai arrêté au moment de partir en stage en Suisse. Un départ logistiquement justifié, et qui tombait bien des deux côtés.
L'aventure a commencé modestement, très modestement même. Powerpoints, flyers, cartes de visite. Le genre de micro-services qui permettent de facturer ses premières heures sans trop se prendre pour quelqu'un. C'est utile, ça forme à la relation client, et ça apprend surtout que le vrai travail commence quand on raccroche avec le client. Après une pause, j'ai repris au début de mon master avec des sujets plus consistants. Gestion de contenus sur des blogs, newsletters, stratégie éditoriale. Des missions où la régularité et la capacité à comprendre une audience comptent autant que la plume. Puis l'IA est arrivée dans mon quotidien, et assez vite dans mes missions. J'ai commencé à créer des outils concrets pour des indépendants, des petites structures qui n'avaient ni le budget ni les ressources techniques pour s'équiper autrement. Ça a évolué vers des entreprises avec des besoins plus complexes, de la formation, du coaching de dirigeants qui voulaient comprendre ce qu'ils pouvaient réellement attendre de ces technologies, et parfois de l'implémentation technique directe. Ce parcours freelance est probablement ce qui résume le mieux ma façon de travailler. Partir de quelque chose de simple, comprendre ce qui manque, et construire ce qui répond vraiment au problème. Pas toujours dans l'ordre prévu, mais rarement sans raison.
Gestion de la communication d'une association sportive étudiante. Réseaux sociaux, visuels, annonces de matchs. Pas la mission la plus complexe de mon parcours, mais une bonne occasion de pratiquer en conditions réelles, avec une vraie audience et de vraies contraintes de calendrier. On apprend beaucoup quand c'est pour de vrai, même à petite échelle.
Pas de stage marketing cette fois, mais une immersion complète dans la gestion d'un point de vente. Deux semaines de formation avec le gérant titulaire, puis deux mois seul aux commandes de la cave pour l'été. Le grand saut. Concrètement, ça voulait dire gérer le quotidien du magasin de A à Z. Ouverture, caisse, conseil client, gestion des stocks. Nicolas n'est pas une petite enseigne où l'on peut se permettre de rater un encaissement ou de conseiller n'importe quoi à un client qui cherche une bouteille pour un anniversaire. Le niveau d'exigence était réel. Le conseil client en cave à vins est un exercice particulièrement formateur. On apprend vite que les gens ne savent rarement ce qu'ils veulent vraiment, et que poser les bonnes questions vaut mieux que de réciter une fiche produit. Deux mois de ça, et on développe un sens du diagnostic commercial qui dépasse largement le monde du vin. Une expérience courte sur le papier, mais dense en responsabilités réelles. Le genre de stage où on ne peut pas se cacher derrière un chef.
Période Covid, beaucoup de temps libre et un associé motivé. La recette classique pour se lancer dans quelque chose. On a monté une boutique e-commerce de vente de posters, histoire de transformer l'envie en quelque chose de concret. Le vrai pivot est venu d'une idée simple : organiser un concours en partenariat avec les associations de notre école. Ça a bien marché, la mécanique a généré de l'engagement et des ventes réelles. Sauf qu'on a assez vite compris que "bien marcher" et "scalable" sont deux choses différentes. Le modèle reposait trop sur des efforts manuels et des relations locales pour imaginer le dupliquer sans tout reprendre de zéro. On a arrêté sans trop de regrets. C'était une première confrontation avec les vraies questions du e-commerce, la gestion d'une boutique, la relation avec des partenaires, et l'art délicat de savoir quand un projet a atteint ses limites. Pas un succès fulgurant, mais une base solide pour la suite.
Première expérience marketing, contexte particulier. Le Covid venait de tout chambouler, les stages se faisaient rares, et mon profil de débutant n'aidait pas à convaincre des RH déjà débordées. C'est finalement ma grande sœur, qui s'y connaît nettement mieux que moi à l'époque, qui m'a ouvert la porte et formé sérieusement. Le népotisme, quand il tombe bien. La structure était une galerie d'art en ligne, donc un environnement où le soin apporté au contenu compte vraiment. Premières mains dans un CMS, rédaction de textes de présentation, et cette découverte un peu déstabilisante que "écrire pour le web" est un métier en soi et pas juste mettre des mots dans une case. Pas le stage le plus glamour sur le papier, mais c'est là que j'ai posé les bases. Comprendre comment un site se structure, comment un texte s'adapte à son support, et que la rigueur de ma formatrice n'était pas négociable. Bonne école.
Entré à l'ESSCA Angers sur concours, avec la meilleure note à l'épreuve de synthèse, ce qui ne m'a pas empêché de prendre six ans pour en sortir. Le redoublement fait partie de l'aventure : trois ans (+1 bonus) de tronc commun pour construire les bases en gestion, finance, marketing, puis un master en Marketing Digital en alternance pour me spécialiser là où ça me parlait vraiment. Ces six ans, c'est aussi des stages, des projets collectifs et quelques tentatives entrepreneuriales riches en enseignements (c'est comme ça qu'on appelle les échecs sur un CV). C'est là que j'ai compris que la théorie et la pratique se parlent rarement d'elles-mêmes : il faut faire le lien soi-même, souvent en se plantant d'abord.
Mon premier job, l'été de mes 18 ans. Service en salle dans une crêperie : prise de commandes, gestion des tables en simultané, encaissement. Rien de révolutionnaire sur le papier, mais c'est là que j'ai appris à gérer la pression, à communiquer clairement avec une équipe, et à m'adapter quand ça part dans tous les sens.